mardi 23 juin 2020

L'effet miroir




Je sais, vous vous demandez où est l'effet miroir dans cette photo, il n'y a aucun reflet. C'est fait exprès.

Regardez bien cette photo que j'ai prise au Mexique il y a 2 ans et dites ce qu'elle vous inspire. Elle n'est pas compliquée, il y a peu d'éléments différents dessus. Les réactions qu'elle peut provoquer, en revanche, seront multiples :
  • « Dommage, si certains parasols n'avaient pas été cassés, cela aurait été joli. »
  • « C'est beau, c'est gai ! »
  • « Elle est bête cette photo...elle ne veut rien dire. »
  • « C'est le vent qui les a abîmés comme ça ? »
  • « Qu'est-ce qu'on a à faire de l'endroit où elle a pris la photo, elle se la raconte... »
  • « J'aime toutes ces couleurs. »
    etc.

On peut continuer ainsi à l'infini, vous avez compris mon point : 

on regarde la même chose mais on ne la voit pas forcément de la même façon.


D'ailleurs, s'agissant des couleurs, saviez-vous que nous ne les voyons pas de la même manière ? Je ne parle pas des daltoniens mais des personnes qui peuvent voir toutes les couleurs. C'est dû à notre rétine. Quand j'ai lu cette information, elle m'a fait penser aux filtres et m'a poussée à écrire cet article.

La façon de percevoir la réalité parle de nous, comme un miroir.


J'ai pensé au fait que nous voyons tous les choses de façon subjective, même quelque chose d'aussi anodin que ma photo ci-dessus. En fait, nous croyons voir et réagir face à une réalité objective alors qu'on ne peut voir qu'à travers notre filtre, et comme pour les couleurs, nous ne pouvons nous en rendre compte. Ce filtre n'est pas organique, il est tissé de plusieurs fils invisibles comme notre éducation, notre histoire, nos croyances, notre personnalité, nos envies et humeurs du moment, la situation que nous vivons etc. C'est donc un filtre évolutif.

Vous vous demandez toujours «  Mais il est où l'effet miroir ? ». Il est dans notre façon de voir les choses et la réaction qu'elle provoque en nous. Elles sont porteuses de messages et reflètent des parties de nous que nous pouvons apprendre à voir sur le chemin de la connaissance de soi.


Je peux vous donner un exemple qui n'est pas lié à la connaissance de soi mais qui est très simple et utile pour illustrer ma pensée. Avez-vous remarqué que quand vous êtes enceinte, d'un coup vous avez l'impression de voir beaucoup plus de femmes enceintes qu'auparavant ? Ou quand vous pensez investir dans une Volvo, d'un coup vous en voyez beaucoup plus souvent sur la route ? Ce n'est pas la réalité qui change, il n'y a pas plus de femmes enceintes ou de Volvo qu'auparavant, ce qui a changé c'est votre intérêt du moment, et donc votre filtre.

Creusons plus profondément maintenant. Cela peut être beaucoup plus complexe que mon exemple car lié à des traits de notre personnalité que nous avons du mal à voir.

Tout ce qui résonne en nous de façon forte, parle de nous comme un miroir


Ainsi si quelque chose ou quelqu'un provoque une forte réaction en nous, qu'elle soit « positive » (admiration, une forte sympathie, un fort sentiment de bien-être etc.) ou « négative » (fort rejet, jugement, agacement etc.), ou si nous avons l'impression de rencontrer « tout le temps » des gens comme ceci ou comme cela, cela parle moins de la réalité que de nous-mêmes.

Tant que cela dit quelque chose de sympathique, c'est plus facile de reconnaître cet aspect et de l'accepter. Si nous avons un énorme coup de cœur pour une personne que nous trouvons exceptionnellement drôle et intéressante, c'est grisant de se dire qu'elle reflète nos propres qualités.

En revanche, si une personne provoque une très forte irritation en nous (ce que les autres ont souvent du mal à comprendre), il est très dur d'aller chercher en quoi cette personne nous parle de nous. Il ne s'agit pas forcément d'une part d'ombre de nous qu'elle reflète, cela peut être également une mise en lumière de quelque chose en nous que nous refusons de voir et d'accepter. Cela peut être une blessure ou un blocage que le vie nous donne l'occasion de conscientiser et par là, de soigner.

Pourquoi cela vaudrait le coup d'aller creuser ?


Pas parce qu'on est censé être toutes et tous de bonnes personnes et qu'il faut identifier nos zones d'ombre pour les supprimer. D'ailleurs, j'ai beaucoup changé ma façon de voir les choses et je ne crois pas que le but c'est de travailler sur nous pour nous améliorer.

Je fais la différence entre nous améliorer et nous aligner avec ce que nous sommes au plus profond de notre être. Il ne s'agit pas de travailler pour coller à telle ou telle image que la société, la famille, la religion, les amis etc. vous imposent comme étant la bonne pour vous. Il s'agit plutôt d'apprendre à mieux nous connaître, nous comprendre et nous accepter, pour vivre une vie plus alignée, connectée et consciente, plus pleine en quelque sorte. Fidèle à ce que nous sommes, en dehors de tout formatage.

Et en nous alignant, nous atténuons forcément notre part sombre car notre vraie nature est amour. Je crois que la méchanceté, la jalousie, et d'autres parts sombres sont dues dans une grande partie à un manque de connaissance de soi et de repères. Et peut-être à des traumatismes qu'on peut soigner en se faisant accompagner, ou à des secousses émotionnelles qu'on a refusé de vivre, tellement elles étaient fortes et menaçantes pour notre mental.

Le rôle important des émotions


Sur le chemin de la connaissance de soi, il s'agit tout d'abord d'apprendre à reconnaître nos émotions (au lieu de les fuir et les nier), d'être à l'écoute de nous-mêmes quand une situation ou une personne provoque une forte réaction émotionnelle en nous. De nous demander ce qu'elle vient nous dire, car toute émotion forte est un messager.

Le plus dur c'est de ne pas bloquer ou nier les émotions qu'on appelle « négatives ».

Nous vivons dans un monde de dualité. 


Il est illusoire de vouloir supprimer tout le « négatif » dans la mesure où il est l'un des deux côtés de la même pièce (l'autre côté étant le positif). On ne peut avoir l'un sans avoir l'autre. Or, nous ne voulons vivre que le bonheur, et supprimer le malheur. Que l'amour, pas la haine ou le manque d'amour. Que la joie, pas la tristesse, etc. C'est humain et normal mais impossible.

L'une des grandes questions qui me travaillent depuis que je suis toute petite est de savoir quel est le sens de notre expérience terrestre qui nous amène à aimer de tout notre cœur, de tout notre être, nos proches pour finir un jour par leur dire adieu. Pourquoi s'incarner pour vivre cette énorme peine proportionnelle à l'immensité de notre amour, à quoi sert-elle ? Selon la plupart des auteurs ayant vécu une expérience dans une autre dimension, nous le faisons justement pour faire l'expérience de cette dualité. Dans la dimension de l'absolu, il n'y a pas de dualité, tout est unité. La tristesse n'existe pas en tant que telle mais du coup la joie non plus...

Donc l'idée n'est pas d'identifier la part d'ombre en nous que nous ne souhaitons pas voir, pour la supprimer. L'idée c'est de la voir pour l'accepter, pour nous accepter dans notre globalité. Et puis, le bénéfice collatéral est qu'une fois que le message est reçu, ce qui nous gêne finit par s'évaporer car notre attention se dirige ailleurs.

Loi d'attraction et co-création de la vie


Ainsi, comme dans mon article sur le psychosomatisme, on revient à la question « Qu'est-ce que cela vient m'apprendre ? ». On arrive à l'idée de responsabilisation, de co-créer sa vie et à la loi de l'attraction. Selon cette loi, on attire à nous des événements et des personnes qui correspondent à notre niveau de vibration et à notre attention, et/ou qui sont là pour nous faire comprendre quelque chose sur le chemin de notre évolution. Plus on vibre joie, gratitude et sérénité, plus on a des chances d'attirer des personnes et des événements qui vont nous apporter encore plus de joie, de gratitude et de sérénité.

Je voudrais finir par deux idées qui pourraient constituer un article chacune, tellement il y a des choses à dire sur le sujet :

L'effet miroir en astrologie

  • en astrologie, l'effet miroir et les deux côtés de la même pièce me font penser à deux maisons en particulier. Le premier côté est l'ascendant (maison I) est ce que nous pensons être et qui nous sert dans notre cheminement vers notre Soleil et Mission de Vie. L'autre côté (en face dans le thème de naissance) c'est le descendant (maison VII) qui représente ce que nous sommes sans le savoir. Il nous parle de ce que nous avons tendance à chercher chez les autres, notamment dans le domaine amoureux. Il s'agit de qualités que nous pensons ne pas avoir et que nous apprécions particulièrement chez les autres. Mais la vérité c'est que le descendant est un vrai miroir : il nous montre ce que nous sommes dans une part de nous-mêmes que nous ne conscientisons qu'au fur et à mesure que nous avançons dans l'âge et dans nos expériences. Si vous montez votre thème astral en quelques clics sur Internet, regardez dans quel signe tombe la pointe de la maison VII, quelles planètes y séjournent, quelles sont les planètes gardes, et leurs aspects dans votre thème. Ils pourront vous donner des pistes très importantes sur ce que vous ne réalisez pas encore être et que vous appréciez énormément chez les autres.

A titre d'exemple (sans vous parler de mon thème astro) j'ai connu mon premier compagnon quand j'étais à la fac de droit. C'était moi la « rigide », celle qui passait son temps à apprendre à maîtriser un domaine structuré, plein de règles et de bon sens. Je me destinais à un seul métier, sans me poser plus de questions que cela, même si je ne me sentais pas bien. J'attribuais mon mal-être au fait de devoir travailler pour payer mes études . Lui c'était l'artiste qui un jour faisait du dessin, le suivant de la musique, qui lisait tous les livres du monde sur des sujets divers et variés, et qui se posait plein de questions tout en souhaitant garder une liberté lui permettant d'être dans la création spontanée. Il faisait la cuisine, la décoration et tout ce qui l'inspirait sur le moment. J'aimais énormément cela chez lui même si en même temps ces traits de caractère me faisaient peur car j'avais besoin de cadre et de stabilité. J'ai mis presque 10 ans après m'être séparée de lui pour réaliser que le côté artiste et touche-à-tout, je l'avais en moi... Il s'autorisait à l'être à l'époque, moi pas du tout.

Ce que disent les autres

  • Enfin, un petit mot pour ce qui n'est pas miroir pour vous : ce que les gens pensent et disent de vous. Vous savez, ceux qui vous connaissent souvent à peine mais qui ont plein d'avis sur tout et sur tout le monde. Vous ne leur prêtez pas trop attention mais vous vous rendez compte parfois d'une certaine part de jalousie, de manipulation, de critique gratuite ou de ragotages venant de leur part vis-à-vis de vous mais, le plus souvent, également vis-à-vis d'autres personnes. C'est la réaction émotionnelle forte en vous que cela peut provoquer qui parle de quelque chose à soigner en vous. En revanche, ils ne vous connaissent pas vraiment, donc ne vous faites pas avoir par leurs opinions. En réalité, il ne s'agit pas de vous, il s'agit d'eux-mêmes, de leurs filtres, de leurs frustrations, de leur manque d'amour et de connaissance d'eux-mêmes, de leurs déceptions et histoires personnelles. Il est important d'en être conscient et de déposer ce qui n'est pas à vous.

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