jeudi 28 mai 2020

PSYCHOSOMATISME OU QUAND LE CORPS NOUS PARLE



Psychosomatisme

D'après Lise Bourbeau (« Ton corps dit « aime-toi ! »), « même si la médecine traditionnelle accepte maintenant l'idée qu'au moins 75% des maladies sont psychosomatiques, ce terme est généralement mal reçu ».

En effet, pour la plupart des gens (y compris moi en 2010, avec ma colopathie fonctionnelle nouvellement diagnostiquée) ce terme évoque quelque chose qui est « juste dans la tête », et donc imaginaire, ou pire, lié à un dysfonctionnement d'ordre psychologique ou mental, et donc anormal.

Et c'est quelque part logique de penser cela puisqu'on a des douleurs ou d'autres désagréments bien réels, mais qu'un tas d'examens médicaux indiquent que tout va bien au niveau des organes...et qu'il n'y a donc pas de cause physiologique à « guérir ». C'est pour le moins bizarre.

En l'absence d'un plan clair pour sortir définitivement de la maladie qui nous fait souffrir, le fait de se dire que l'on soit à son origine rend les choses encore plus compliquées à gérer au niveau du moral.


Qu'en est-il ?

Revenons à l'étymologie du mot.

« Psycho » signifie « qui vient de l'âme » et « somatique » signifie « qui vient du physique ».

Puisqu'il faut joindre les 2 ensemble, c'est donc comme si l'âme ou notre psyché essayait de nous dire quelque chose à travers des signaux de notre corps. Et comme les signaux qui attirent le plus notre attention sont ceux qui nous font souffrir (ou nous font peur), on a mal, parfois même très mal et/ou d'autres désagréments qui nous empêchent de mener une vie qu'on estime normale.

Pour Lise Bourbeau, on peut parler de « métaphysique » « lorsqu'on utilise un aspect physique pour devenir conscient de ce qui se passe au plan psychologique. »

Les médicaments ou les remèdes naturels (que j'aime tant partager avec vous) nous aident à supprimer l'alerte en faisant taire les symptômes mais ne doit-on aller plus loin ? Je n'aime pas les « on doit » et « il faut » mais je pense qu'on se le doit. Et je crois que beaucoup de gens y croient également étant donné le succès des livres de Lise Bourbeau ou de Michel Odoul (notamment « Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi. Les cris du corps sont des messages de l'âme. »


On fait la guerre ou on coopère?

Souvent on présente la maladie comme un ennemi qu'il faut combattre. 

Quelles sont les conséquences de cette idée ? Cela nous met en état d'alerte et de défense hostile. Peut-on dans cette situation se détendre et se connecter à nos intuitions? 

Soit on écoute (et dans l'idée d'écouter il y a une logique de coopération), soit on part à la guerre... Mais contre qui ? La maladie est-elle vraiment extérieure à notre être ? C'est un message de ce dernier, envoyé par notre Guide Intérieur que nous n'arrivions pas d'entendre. Et notre corps est d'une intelligence incroyable. Il est fait pour tendre naturellement à l'équilibre et à s'autoréparer. Je suis donc encline à croire qu'il faut plutôt ne pas l'en empêcher en le bourrant de médicaments pour un oui ou un non, privilégier les remèdes plus naturels (non toxiques) tant que c'est possible et surtout, coopérer, en entendant le message qu'il porte.


Quelle est la teneur de ce message du corps?

En suivant cette logique, en 2010, j'ai acheté non seulement des livres qui m'aident à comprendre ce qui se jouait au niveau physiologique pour mes intestins mais également des livres sur la métaphysique.

Lise Bourbeau considère que « chaque malaise physique peut nous aider à découvrir trois choses importantes sur soi » :

  • un besoin dont nous ne sommes pas conscient ;

  • une croyance qui nous empêche de manifester ce besoin (et la peur qui l'a engendrée)

  • la compréhension et l'acceptation de ce message qui va amorcer la guérison.


Cela me fait penser également à Isabelle Padovani qui explique que nous avons accumulé un tas de croyances depuis notre enfance, la plupart des croyances ayant pour objectif de nous protéger. Sauf que nous avons grandi, nous ne sommes plus aussi vulnérables et surtout notre compréhension des situations, du monde, de la vie, a évolué. Et une bonne partie de nos croyances, de nos réflexes de protection n'ont plus de raison d'être, et même pire, au lieu de nous aider, elles nous font souffrir.


La colopathie fonctionnelle ou syndrome du côlon irritable

Illustration à travers la colopathie fonctionnelle (dont souffrirait 35% de la population)

Pour illustrer cette idée, je prendrai la colopathie fonctionnelle car j'en ai beaucoup souffert par le passé (voir mon article « La colopathie fonctionnelle »). Comme elle touche aux intestins, au système digestif, intuitivement nous pouvons supposer qu'il y a un lien avec besoin de digérer, d'assimiler ou d'évacuer quelque chose. Le fait que les intestins sont irrités ou « irritables » et donc super sensibles (on parle bien de sensibilité au gluten par exemple) parle de notre grande sensibilité qui fait qu'on est peut-être facilement irrités. Irritation rimant avec frustration, ça nous fait penser aussi au fait que les choses ou les gens ne sont pas comme on voudrait, qu'on voudrait les changer, sans le pouvoir. Du fait de la sensibilité et du fait qu'on se laisse facilement déborder, peut-être qu'on n'ose pas s'exprimer au moment opportun et on garde tout pour soi (constipation). Ou alors au contraire, on accumule avant d'exploser de façon non constructive (diarrhée).


Dans « Ton corps de dit « aime-toi ! », Lise Bourbeau détaille

  • les causes émotionnelles

« Un problème dans le gros intestin se produit lorsque tu as de la difficulté à lâcher prise de tes vieilles idées ou croyances, lesquelles ne te sont plus nécessaires (constipation) ou tu rejettes trop vite des pensées qui pourraient t'être bénéfiques (diarrhée). Les contrariétés que tu ne peux contrôler te font tellement peur que tu les trouves impossibles à digérer. Tu es probablement du genre à dire « ça me fait chier » plutôt que de voir le bon côté de la situation ou de la personne qui réveille ta peur du manque. »

  • les causes mentales

« ...tu n'as plus besoin de croire au manque dans ton monde matériel...Tu dois laisser aller l'ancien en toi pour faire de la place au nouveau. »


Ce dernier point me fait penser à tous les objets que je gardais (pour ne pas dire « entassais ») et au bien (fou!) que m'a fait l'application de la méthode Konmari (d'après le livre de Marie Kondo, « Le miracle du rangement »). J'ai appliqué la méthode et donné/jeté des objets vieux ou inutiles ou qui ne m'apportaient plus de joie, à plusieurs reprises. Moi qui avais horreur des séparations, j'ai trouvé cela facile grâce à la composante intuitive, limite spirituelle, de cette méthode et je me suis sentie vraiment libérée.

Bref, retournons à nos moutons, à savoir ce message que notre corps nous envoie, et qui n'est ni un hasard ni une fatalité mais une sorte de guidance offerte par ce que Michel Odoul appelle « notre Maître Intérieur »

Qui envoie le message?

Qui est ce Maître Intérieur ? C'est nous, pris dans notre globalité d'être spirituel. Pour l'expliquer Anita Moorjani (qui est l'une des personnes qui m'ont le plus inspirée et appris ces dernières années, voir mon article « La magnifique histoire d'Anita Moorjani ») décrit notre être comme un iceberg : la partie visible c'est le Moi que nous connaissons bien, qui s'appelle X.Y., qui a tel âge, fait tel métier, aime le chocolat, déteste la bêtise etc... ; mais notre être ne se résume pas à cela et la plus grande partie de l'iceberg qui est invisible pour les yeux, c'est notre conscience supérieure, notre être dans sa globalité qui dépasse notre incarnation et qui vit en dehors de l'espace-temps que nous connaissons. C'est un sujet qui me passionne et vous trouverez d'autres articles que j'ai écrits là-dessus.

Pour le moment on se concentrera sur la liberté que cette guidance peut nous apporter, si nous prenons la responsabilité de la reconnaître et de l'écouter.

Dans « Dis-moi où tu as mal... », Michel Odoul souligne le fait que « le corps de chacun d'entre nous parle (crie même) de ce dont nous souffrons vraiment au fond de nous-mêmes. Notre réalité profonde, notre inconscient, notre psyché, notre âme (que chacun choisisse), nous parlent, nous disent en permanence ce qui ne va pas. »


Pourquoi est-il difficile d'entendre? (au début)

Le plus souvent et pour la grande majorité des gens, on n'écoute pas ces messages pour deux raisons principales : 

1° nous vivons dans une société qui ne cultive pas (et ne valorise pas) encore vraiment la capacité d'être à l'écoute des messages naturels qui nous sont envoyés à travers les rêves, les intuitions, les sensations physiques ; nous n'avons donc ni le réflexe ni forcément l'envie de les écouter...

2° Et même quand on en a envie, on ne sait pas comment s'y prendre. Dans d'autres traditions, tout cela fait partie de l'apprentissage, dès le plus jeune âge. En Occident, nous faisons travailler le mental, apprenons à lire, écrire, réfléchir etc. mais le retour à notre 6e sens (présent chez les enfants en bas âge) et à notre intérêt pour l'invisible (« Dis Maman, on va où après la mort ? ») se fait (s'il se fait) beaucoup plus tard, à l'âge adulte, pour des raisons personnelles et généralement, pas au vu et au su de tout le monde (trop de risque d'être pris pour quelqu'un de « perché »).


Pour revenir à notre illustration à travers la colopathie fonctionnelle, Michel Odoul considère que « les souffrances du gros intestin signifient que nous retenons les choses, que nous les empêchons de partir. Peur de manquer, de se tromper, retenue excessive ou refus d'abandonner, de lâcher » sont ainsi exprimées. Il s'agit aussi « de notre difficulté à « cicatriser », à oublier les mauvaises expériences, l'acidité venant souvent signer la présence supplémentaire d'une colère rentrée et gardée ».

Ce qui rejoint pour beaucoup la vision de Lise Bourbeau sur la question.


Guidance sur le Chemin de Vie

Si vous avez lu jusqu'ici c'est que vous deviez tomber sur ces informations (grâce aux belles synchronicités qui nous guident, voir mon article « Les synchronicités ») et j'espère très sincèrement qu'elles vous « parlent » et opèrent au plus profond de votre « iceberg »:)

D'après Michel Odoul, « notre Maître ou Guide Intérieur nous conduisent à rencontrer les personnes qui conviennent. Ce principe fonctionne dans le sens négatif comme et dans le sens positif. »

Ne vous est-il déjà arrivé de vous poser une question ou de chercher à en savoir plus sur un sujet en particulier, et comme par miracle de tomber sur un livre, une conversation, une émission à la radio ou n'importe quelle d'autre source d'informations qui vous apporte la réponse ou l'information que vous cherchiez ? Parfois, ça marche également dans le sens opposé : la vie met sur notre chemin des gens ou des événements désagréables ou des maladies, dans le but de nous faire comprendre quelque chose et de nous faire évoluer, dans une logique qui nous échappe peut-être dans l'immédiat mais qui est en lien avec notre Chemin de Vie.


Et pour finir, cette réflexion de Michel Odoul que je trouve très juste aussi :


« C'est d'ailleurs parfois difficile à saisir ou à accepter, mais dans tous les cas, la seule question à se poser est :

« Qu'est-ce que j'ai à comprendre dans cette situation ? » 

ou bien

 « Qu'est-ce que cette rencontre ou cette situation veut m'apprendre ? ».


Si nous sommes sincères, la réponse arrive vite. »


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